21/11/2004

C'est si simple de faire compliqué

Plus un rond. Tout est parti chez "lui". Mais promis-juré : mon argent me sera rendu (déduit bien sûr des frais qu'il s'accorde au passage), dès qu'il sera arrivé sur son compte.
Là, il me prévient déjà : il ne reçoit son courrier banquaire qu'une fois par mois. Traverser la rue pour vérifier au guichet les mouvements sur son compte, c'est trop demander? Alors, la procédure est imparable : une fois l'argent en sa possession, il le transfère sur le compte tiers de mon avocate qui se chargera de me le re-verser...
Me le re-verser sur quel compte? J'en ai plus! (en fait, il "lui" suffisait de téléphoner au service clientèle de la Banque de la Poste pour arrêter l'action en cours et tout rentrait dans l'ordre dans les 24 h... trop simple, beaucoup trop simple)
Première tentative dans une agence Fortis - ouverture d'un compte - la guichetière fait la moue, gênée... "Vous êtes... ?" Je re-décline mon identité. "Oui, bien sûr, mais je vois à l'écran que vous êtes failli". Appel à l'administration centrale. On fait comment? On fait rien : refusé ! En sortant, elle me prévient : "vous savez, ce sera la même chose dans les autre banques". Bien; ça démarre fort.
Seconde tentative (Dexia) - je ne prends pas de risque; avant de me déplacer, je téléphone et j'explique la situation. Pas de problème : toute les banques sont obligées légalement à accorder l'accès à un service minimum. Bien. Paperasse, nouveau numéro de compte que je m'empresse de communiquer à mon avocate et à mon employeur. Ben vous voyez, madame Fortis, il y a des banques sympas tout de même.
Dix jours plus tard, je m'inquiète : pas de courrier, pas de carte banquaire. Re-téléphone; rassuré : oui, votre argent est bien arrivé, votre compte est crédité. Mais désolé : vous étiez fiché chez nous; l'argent est bloqué.
Il y a vraiment des baffes qui se perdent.

11:34 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Tranquille ? Tu rêves ?

Ce n'est pas fini. Ce n'est jamais fini

Des semaines et des mois que je reçois rappels et menaces à propos d'un compte en banque "passé" dans la faillite. Par mail; il sont pas vite génés. Chiant les mecs; pas moyens d'argumenter.
J'appelle mon curateur (petit rappel : il est de bon ton de dire "mon" curateur, comme on dit "mon" cancer ou "mon" infar - c'est pas que je tienne spécialement à ce possessif, mais c'est ainsi : un brol qu'on traîne avec soi et dont on ne se débarasse vraiment jamais).
Lui :
— "Alors? Où en sommes-nous ?"
Moi :
— "Ben, c'est la question que je voulais vous poser"
Et de lui expliquer la situation. Visiblement, il mélange tout et ne connaît pas du tout "mon" dossier (là, je serais en droit de dire "son" dossier, non?)
Petit retour en arrière (voir commentaire du 09/09/03) : lors de la seconde descente de faillite, j'avais négocié avec le juge consulaire le droit de conserver l'utilisation d'un compte CCP - c'est le mimimum vital pour sembler crédible auprès d'un employeur ou d'un proprio. Accordé; avec pour témoins : le curateur et mon avocate.

Et là, quoi? Mon cu-curateur se trompe de numéro, bloque mon compte courant et le vide. Ce qui donne l'occasion de passer pour un con en public - vraiment, j'adore ça : paiement par carte au supermarché du coin - "Carte inconnue"... (ça n'arrive jamais quand on est seul à la caisse; il faut toujours qu'il y ai une file énorme derrière vous au même moment); virements du loyer, de l'eau, de l'électricité, du téléphone : refusés.
Appel au service clientèle : "votre compte est en administration provisoire; nous avons reçu un courrier de Maître...".
Rappel à "mon..." : Dites, vous m'avez mis dans une drôle de situation.
Lui : "C'est votre faute si je me suis trompé - si vous ne m'aviez pas téléphoné, j'aurais rien fait". Et le paiement de mon loyer? je fais comment? - "ça attendra bien 2-3 semaines, non?"
Il est vraiment con ou il le fait exprés?

10:31 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |