16/10/2003

Mailing

Le papier ressemble vaguement à un diplôme. Un exemplaire numéroté; avec dans la case "Qualité Client": quatre étoiles. On pourrait en mettre combien au fait ? Cinq, six, maximum d'après la place laissée libre. Je suis au-dessus de la moyenne donc. Et il y est écrit en grand et en doré : "Titre de Bon Payeur".

Après avoir pendant des mois supporté les huissiers, repoussé les échéances, trouvé mille excuses pour finalement jeter l'éponge, me voici considéré comme bon payeur ! Le post-scriptum en petit en bas me signale que l'offre de crédit est strictement personnelle, et me demande de ne pas divulguer les conditions. Je ne dévoilerai donc pas que je peux prétendre à un crédit de 8250 euros (228 euros de remboursement mensuel en 48 mois; TAEG de 15,50%).

Je crois que je vais me l'encadrer.

13:01 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Première visite. Bien le bonjour, Jean-Pierre.
C'est la première fois que je visite ton site et je viens de lire la première semaine.
Un exutoire qui ne peut qu'engendrer une catharsis - voire une "carapace" - pour les défis du futur... Les "défis", on pourrait gloser dessus, quant au futur inévitablement en train de se construire au présent, on ne peut pas dire qu'il sera joyeux.
Je suis aussi un indépendant qui visite d'autres indépendants - dans l'HORECA - et c'est tous les jours des récits alarmants sur la situation qui prévaut actuellement. 15% de faillites sur une année dans le domaine de l'HORECA avec son cortège de tracasseries kafkaïennes.
Cette année, au mois de septembre, il n'y a pas eu de "rentrée" sur le plan gastronomique. Un désert s'installe, du jamais vu. Le jour et la nuit par rapport à l'année dernière. Une chape de plomb nous tombe dessus et les effets les plus conséquents vont se faire sentir à partir du mois de janvier. A part cela, nos édiles qui n'ont plus de prise sur les préoccupations des "cons"-tribuables - en fait, ils n'en ont jamais eu beaucoup mais cette fois ils nous insultent carrément - nous répétent que tout va très bien ou que nous allons de nouveau faire l'amour avec une formidable reprise. Ce sera avec une vieille fille en loques...
La paupérisation de la situation des indépendants, récemment révélée par une enquête universitaire - une première ! - n'a pas l'air de toucher grand monde.
Comme tu l'écris si bien dans cette première semaine - et quelle bonne plume, cher ami ! - l'indépendant est toujours vu comme un fraudeur en puissance. Et les autres ? Si tant est qu'il soit encore possible de frauder lorsque les "bonnes" affaires se font de plus en plus rares. Si, sur la Grand'Place de Bruxelles, les établissements sont toujours fréquentés, ces maisons de bouche n'ont plus de banquets de sociétés qui rabotent leurs budgets. Et c'est partout la même antienne.
Je te laisse ces quelques déclarations en vrac, en bénéfice brut, rapidos.
En tous cas, l'accent de la sincérité, l'honnêteté de tes mots m'ont beaucoup touché. J'imagine que la vie vécue au jour le jour ne doit pas être folichonne mais surtout tu dois toujours croire en toi. Tout faire pour ne pas sombrer. De déjà écrire et de savoir qu'on sera lu et... entendu et...compris, ça aide. L'écriture sauve. Elle est aussi notre meilleure mémoire. Bien garder tout cela pour se relire dans dix ou vingt ans, quand ça ira (ce que je te souhaites) et d'en rire.
A +

Écrit par : Maugus | 16/10/2003

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