07/10/2003

Je souffle une bougie histoire de ne pas être dans le noir

— "J'ai fêté le premier anniversaire de ma faillite."
— "Ah bon ? Ca se fête, ça ?"

Oui, m'sieur, ça se fête. Histoire de dire que le dossier n'avance pas vite et que ça me bloque pour la moindre démarche. Histoire d'en parler sans honte et sans pudeur. Et de retrouver ainsi un peu de fierté (de dignité?). Comme cette vieille pub pour des rillettes : "Nous n'avons pas le même sens des valeurs, monsieur l'Huissier". Quant à "ma liberté de penser" que vous n'aurez jamais, la chanson se trompe : déjà bien difficile de préserver ma liberté de rêver, nettement plus prioritaire à mon avis.

Vu au JT : un reportage sur un indépendant qui n'arrive pas à se faire payer ses factures au MRW. Rien de neuf sous le ciel... toujours la même rengaine. Je me demande : rien apparemment ne devait inciter à programmer ce reportage hier, aujourd'hui ou demain. Quel a été le déclencheur? Un simple blanc à combler dans le sommaire? Entendu aussi, dans un feuilleton : "Il faut tenir... et paraître". Hello? Parais-je bien?

12:42 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

. On n'ose pas te le souhaiter bon, ce fichu premier anniversaire.
Et, sans vouloir te décourager, on espère que tu n'auras pas à en "fêter" un second...

Écrit par : Vifoyan | 07/10/2003

En marge Bonjour,
je suis un chômeur français, cela va faire 1 an et demi, je crois comprendre vos sentiments.

Écrit par : Solo | 07/10/2003

Refuser l'échec Je suis dans le même cas mais plus loin dans la remontée (ça fait 2 ans et demi). Il faut refuser l'échec et retrouver sa dignité.
Comme nous partageons la même expérience j'ai ajouté un liens à votre blog sur le mien.

Écrit par : Michel | 10/10/2003

Oui il faut garder espoir, j'ai été au chômage durant un an et c'est pas facile de vivre ça.
Cependant, il ne faut pas lâcher le morceau.

Écrit par : bougie parfumée | 25/02/2014

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