25/09/2003

Les visiteurs (non, pas la revanche du retour du fils qu'était même pas mort)

Tous les samedis, je fais visiter la maison aux candidats-acheteurs. C'est souvent génant (c'est bête, j'ai toujours la voix qui s'étrangle pour répondre à la question "Pourquoi vendez-vous?"), quelques fois cocasses ("Ouf! il est grand le jardin... il faut du temps pour l'entretenir, non?" - "Ben, oui, mais j'ai un mouton!" - "Ah, y'a un bouc?" - "Non : un mouton" - espèce d'aventurier urbain...); et parfois bizarre.

La semaine dernière, il a fallut gérer deux visites en même temps. Pas simple. D'autant qu'ils étaient antinomiques.

Les premiers : de vrais sans-gène, à fouiller partout comme s'ils étaient déjà chez eux. L'autre : costume trois-pièces, guindé. Je l'aurais plutôt vu chercher une pseudo-fermette dans le Brabant wallon. Ce qui m'a d'autant plus étonné lorsqu'il a dit qu'il était vraiment, vraiment très intéressé. C'est clair : j'avais du mal à l'imaginer vivant chez moi; ça ne collait vraiment pas.

Je suis ainsi : naïf et candide. Ce n'est pas un défaut, c'est un choix de vie. Ce n'est que bien plus tard que je me suis demandé s'il n'était pas un espion à la solde de mon curateur. Ou alors, c'étaient les autres ? Bon, voilà que je refais une poussée de paranoïa...

16:17 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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