07/09/2003

A ce stade du récit, ça n'a pas encore de rapport direct, mais c'est bon à savoir...

... et chronologiquement, c'est ici que je dois insérer cette info. J'avoue : je ne l'ai pas contrôlée. Mais je n'ai aucune raison de mettre en doute la parole de celui qui m'a expliqué ça.

Les Communes, elles reçoivent aussi un subside pour l'accueil des candidats-réfugiés. A condition bien sûr d'avoir une "structure d'accueil". En soi, c'est fort bien. Rien à redire.

Là où j'habite, il y a une association qui devait pas mal de fric à la Commune. Vous savez : une de ces asbl qui par définition n'ont pas de bénéfice, mais en revanche un patrimoine à tomber par terre. Pour appurer leur dette, ils ont donné à la Commune une de leurs maisons, qui l'a rétrocédée au CPAS. Ils font ce qu'ils veulent. Le fric bien sûr n'est pas rentré dans les caisses sur le coup; mais en baptisant cette maison "structure d'accueil", la Commune (ou le CPAS, je sais plus), perçoit un subside annuel.

Jusque-là, ça roule.

Le problème, c'est que cette maison est perdue au milieu de nulle part. J'imagine assez bien la tête d'une famille de candidats-réfugiés à qui on propose la maison : je ne parle pas français, je n'ai aucun moyen de locomotion, les bus, les écoles, les magasins sont aux cent mille diables. Pour trouver un travail dans le coin, il faut se lever tôt (et même en ne se couchant pas ça marche pas. Je le sais, j'ai essayé). Si on me laisse le choix, forcément, je préfére aller ailleurs. Et on leur donne le choix.

Ladite famille est alors invitée à signer un formulaire précisant que c'est de leur plein gré qu'ils ont décliné l'offre.

La maison reste vide. Et les subsides tombent tous les ans.

16:19 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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