05/09/2003

Il fallait bien y passer : CPAS 2

En attendant la décision du conseil social, j'ai rencontré un gars qui me propose un emploi. Génial! Pour une asbl dans le secteur culturel (en plus, passer dans le secteur non-marchand, ça me ferait vraiment des vacances dans la tête). J'ai eu une réunion avec l'équipe; ils sont vraiment impatients que j'arrive; ils n'en sortent plus. Mais asbl = pas de sous. Il faut trouver une astuce pour faire subsidier mon job.

Là, je me souviens d'un texte que j'ai lu en fouillant la législation : "... le droit à l'intégration sociale se concrétise : soit par un emploi; soit par l'octroi du revenu d'intégration...". Retour au CPAS : arrêtez tout, on recommence. Je sais, je suis venu vous voir pour une aide financière. Mais je sais aussi que vous n'êtes pas très riche, alors votre argent je vous le laisse. Reconnaissez-moi comme ayant droit à l'intégration sociale et le lendemain j'ai un job. Simple non?

Trop simple évidemment : comment reconnait-on que quelqu'un a droit à l'intégration sociale? Au fait qu'il touche un revenu d'intégration sociale... Alors, accordez-moi 1 euro pendant 1 mois ? Cet euro, je vous le rends après si vous voulez; mais au moins il me donne droit à un statut.

Trop facile, beaucoup trop facile! Je me voyais tiré d'affaire; j'aurais dû me méfier...

14:11 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Du vécu. Mon épouse est géorgienne, prof de langues et littératures géorgienne et française, elle est spécialisée en russe aussi. Elle a postulé pour être traductrice-juré, cela va bientôt faire un an que sa candidature est déposée, et on dit que la justice manque d'interprètes. Elle veut travailler, c'est que mon salaire est "mangé" par mes charges, les pensions alimentaires et les impôts, on vit très mal. Pas droit à une article 60§7 du CPAS faut avoir droit au RIS, mes revenus dépassent ce montant. Or dans les asbl qui font des traductions (où on pleure aussi pour avoir une traductrice du géorgien) on n'engage que des articles 60 ou des chômeurs complets indemnisés, et elle n'est que demandeuse d'emploi, ses 25 années d'enseignement dans son pays d'origine ne comptent en rien pour le droit au chômdu.

Écrit par : Chevaljak | 05/09/2003

Re : Du vécu. Exactement la même situation que moi - pas droit au chômage - pas droit à un article 60. Cette subsidiation a pourtant été créée, c'est bien noté au début du texte légal : "pour permettre aux personnes n'ayant pas droit aux allocation de chômage de prester le nombre de jours nécessaires pour retrouver leur droit".

Ton épouse tout comme moi, nous sommes en plein dans ce cadre. J'ai croisé au CPAS des gens qui n'avaient aucune envie de travailler; ils venaient simplement chercher leur chèque mensuel. Alors, quand j'arrive en disant : je ne veux pas d'argent je veux travailler... On passe pour des farfelus !

Dans la réponse (négative) du CPAS, ils ont utilisé ce terme : je ne suis pas "subsidiable" - moi, je pensais qu'un CPAS s'occupait de problèmes sociaux, pas de dossier de subsides.

Écrit par : Jean-Pierre | 07/09/2003

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