04/09/2003

Tracasseries 1 : la TVA

A force de payer des "avances-avant-discussion", il reste toujours un trou quelque part. Et on s'aperçoit vite qu'en fait, on paie les intérêts et les amendes, mais que le capital reste dû. La seule règle en fait, c'est d'arriver à faire un trou pour en reboucher un autre... Evidemment, ce n'est pas viable.

Un copain géologue m'a expliqué un jour le principe de l'indice de foisonnement : on fait un trou dans la terre (par exemple) et on rebouche le trou - il reste toujours un monticule, dû à l'indice de foisonnement de la terre. Côté argent, il ne doit exister que des indices de foisonnement négatifs !

Lorsque les trous deviennent trop grands, ou trop nombreux, il ne reste qu'une solution : la négociation.

Personnellement, je n'étais pas en état de négocier - exsangue au propre comme au figuré après de longs mois d'un travail de sape psychologique. A croire qu'inconsciemment, je savais que j'allais recevoir le coup de grâce tôt ou tard.

Mais je me vante d'être profondément humain et sincère, et donc je me dis qu'en face de moi je pourrai trouver aussi un interlocuteur un tant soit peu humain ? Grave erreur : par défaut, un indépendant est toujours considéré comme un fraudeur potentiel. C'est un postulat de départ qui n'est même pas discutable.

Première réponse de la TVA, me signalant que "Monsieur l'Inspecteur général est tenu pour responsable sur son propre salaire du bon recouvrement de ma dette envers l'Administration". Ah bon? Il touche un salaire Monsieur l'Inspecteur général? Moi plus depuis quelques mois... (un argument qui fait "flop" : cela, personne jamais ne voudra le croire). Je repeaufine mon argumentaire; j'explique simplement, sincèrement que sans un peu d'air je vais me noyer et ma famille avec...

La réponse fut croustillante : si j'en étais arrivé là, c'était uniquement parce que j'étais "un menteur et un incapable" (texto).

12:28 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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