04/09/2003

Prélude 3... l'Administration s'en mêle; ça devient rigolo

Bien sûr, j'ai déposé plainte... Mais il paraît que tant que le bilan final n'est pas publié on ne peut rien faire. Moi, 12 ans pour faire quelques additions je trouve cela exagéré. Le Tribunal, lui, pas du tout.

Le problème, c'est qu'en m'installant la première fois comme indépendant, j'avais bénéficié du "Prêt subordonné chômeur". Une invention géniale : l'état avance les capitaux (en fait, le montant des allocations de chômage sur une durée x) pour permettre aux jeunes chômeurs de s'installer à leur compte. En cas de problème, on efface l'ardoise : plus de remboursement et on retrouve ses droits au chômage. Ah! Oui? Je me pointe donc tambour battant avec mon dossier sous le bras; j'explique que mes associés m'ont éjecté, que je suis sans emploi, sans client, sans commande, sans matériel... La dame me reçoit courtoisement; me conseille tout de même de prendre un avocat... (oups! des frais non prévus ça); m'avoue dans dans tous les dossiers qu'elle a traité, seul 1 ou 2 on eu gain de cause...

Ce n'est que quelques années plus tard que j'ai appris que mon avocat ne s'était même pas présenté à l'audience. Entretemps, j'ai reçu le jugement : le Tribunal considère que c'est de mon plein gré que j'ai apporté mon fond de commerce à la coopérative A... et que l'Etat ne doit pas être pénalisé parce que mes associés étaient malhonnêtes. En conclusion : remboursez-nous.

Avec quoi? Je n'ai plus rien!

J'ai donc racheté du matériel en leasing (tout en serrant les fesses pendant que le vendeur téléphonait à la société de leasing...) et installé un petit bureau chez moi.

11:01 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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