04/09/2003

Le début de la fin : premier avocat

Evidemment, on ne se lève pas un matin en se disant qu'on dépose le bilan. Avant, on réfléchit, on se renseigne, on prend conseil. On hésite beaucoup aussi, se disant que ce n'est peut-être qu'une mauvaise passe, que tout va s'arranger.

Avant, j'étais indépendant "en personne physique". Et puis mon comptable m'a expliqué qu'à présent que j'étais propriétaire, ce n'était pas prudent, qu'il fallait que je passe en société. Ouche! Ca va coûter combien? On se prévoit une réunion commune avec un avocat (le même qui gèrait mon dossier au "Prélude 3"). Ca m'a étonné : personnellement, je suis le roi de la ponctualité alors que eux, c'est tout le contraire; mais ce jour là lorsque je suis arrivé (dûment à l'heure prévue), ils étaient déjà en train de discuter (pour tout dire, mais je ne saurai jamais si ce point à une importance ou si c'est un hasard, je leur devais aussi à tous les 2 de l'argent).

Solution simple, rapide et pas chère : la "société en commandite simple". Et tous deux d'ajouter qu'ainsi, je serais à l'abri.

Le temps passe; les huissiers aussi. Je me décide un jour d'aller prendre conseil auprès d'un autre avocat. Question simple : si je dépose le bilan, que se passe-t-il? Réponse tout aussi simple : "cette forme de société ne vous met pas à l'abri; en tant que gérant vous êtes tenu pour personnellement responsable des dettes de la société". LA douche froide!

Avant de quitter son bureau, je me prépare moralement à un "re-ouche" pour évoquer la question de ses honoraires. Il faut croire que j'avais vraiment une sale tête : il m'a simplement souhaité bonne chance en me certifiant que je ne lui devais rien.

13:59 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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